Une
cabane dans un arbre, le rêve de tout enfant
Nous voici maintenant sur un petit chantier dont la surface habitable est de moins de 30m² ! Il s'agit d'une cabane dont les branches de l'arbre avoisinant rentrent dans le volume intérieur. Le projet a été entièrement conçu sur ordinateur, afin de prévoir l'emplacement de chaque branche.

Après concertation, il a été décidé, afin de respecter l'arbre au maximum, de ne pas se fixer sur l'arbre même. Le tout repose donc sur 4 poteaux. Les ossatures ont toutes été taillées avant, comme la charpente. Nous ajustions par rapport aux branches au fur et à mesure du levage.
Le
solivage a ensuite été rempli de béton de chanvre. C'est
un piètre isolant, mais l'inertie qu'il possède est très
intéressante pour une isolation de plancher. L'inertie est la capacité
d'un matériau à emmagasiner de la chaleur. Il la rendra plus tard;
on parle de déphasage. Un complexe isolant peut alors capter la chaleur
la journée pour la rendre la nuit, au moment le plus frais.
Pour
la même raison, le toit sera isolé avec 30 cm de ouate de cellulose
insufflée. C'est une technique qui permet de mettre en oeuvre des produits
en vrac, et le coût s'en trouve alors réduit, puisque la matière
première et la mise en oeuvre sont bon marché.

Les chevrons sont apparents, par dessus nous avons posé du Fermacell. Il s'agit de plaques de plâtres écologiques, qui respirent, permettant à la vapeur d'eau de migrer vers l'extérieur de la cabane. C'est sur ce produit de finition que vient ensuite le complexe isolant. Nous l'avons étudié à partir de poutre en I, celles-ci ont l'avantage de limiter les ponts thermiques par leur faible épaisseur. En effet, même si le bois a de très bonnes capacités isolantes, il reste 4 fois moins efficace que la ouate de cellulose. Des branches sortant en toiture, il a fallu réaliser des chevêtres pour leur passage. Nous sommes particulièrement satisfait du passage des différentes branches, qui ne mangent pas de place, tout en apportant un aspect esthétique certain.
